GEORGES DUMAS - ADRIENNE ARTH - STEFANY BRANCAZ

GEORGES DUMAS - ADRIENNE ARTH - STEFANY BRANCAZ

GALERIE LA RALENTIE

Du 9 juin au 1er juillet 2017

PARIS (11)

 

 

GEORGES DUMAS - ADRIENNE ARTH - STEFANY BRANCAZ

EROS

 «…Georges Dumas fait rayonner l’Eros au-delà de l’amour. Soumission nous souffle que le trouble n’est pas seulement dû aux médias utilisés et au vacillement qui en résulte. Le trouble, c’est aussi le risque de représenter l’érotisme, d’en transposer sa valeur transgressive dans l’art, et de mettre au service du fantasme le sens du «beau» qui guide l’artiste, ce que Dumas ici tout simplement réussit… »

« …Les nus fragiles d’Adrienne Arth, à la pâleur diaphane, qui s’incarne au travers d’un rose aérien, d’une sorte de «blush» magique évoquant les joues rosissante d’une jeune fille qui se trouverait soudain nue. Nue devant le regard de qui la désire, et nue face à son propre désir, celui qu’elle ressent, à elle-même soudain dévoilé. Arth nous donne à voir un pur instant de grâce. C’est peut-être pourquoi placée devant ses nus chaque fois je frissonne… »

  « «The Moon», ainsi me viennent ces mots quand je regarde le travail de Stéfany Brancaz. Le cycle, le sang, la chair et la chair des mots, le tissu intime et la trame des draps, ancestrale, qui accueille le sang des règles, le sang de l’hymen ou le corps du mourant. Madame Brancaz brode. Son fil de couturière s’aventure à figurer l’Eros et le Thanatos avec patience, telle Ariane, ou encore Pénélope se distrayant de l’absence. Travail au petit point, cousu main, elle tresse l’imaginaire et le symbole en des compositions singulières, telle une sorcière moderne arrimant son monde de sortilèges en de subtils gri-gris. La pensée magique, les symboles semblent son tissu, à laquelle elle offre une matière simple, essentielle, aux messages éternels… »

Textes d’Isabelle Floch