DOREMBUS - FRANCHETEAU

DOREMBUS - FRANCHETEAU

GALERIE LA RALENTIE

Du 14 mai au 21 juin 2014

PARIS 11ème

 

 

 

Muriel DOREMBUS

« Nourrie par la parole et l’écrit, fascinée par la puissance évocatrice des mots et par la vibration énigmatique des corps, chercheuse de sens, de sons, de liens, j’ai longtemps ignoré la forme et refusé toute association visuelle.

Il me faudra trente ans pour entrer dans la représentation des idées par la couleur et la matière. Peindre est cet acte métaphorique extrême qui rassemble toutes les formes de langage, inscrit du vivant à tous les indicatifs et me permet de passer du non-dit au lieu-dit. Depuis ce passage, la peinture est le lieu où je vis et travaille.

Le corps : traversée de mes grands paysages

Abstrait, multiple et hors champ d’un paysage, le corps humain est sans cesse présent. Il prend l’eau, l’air, un peu de couleur et beaucoup de matière : il prend le temps.

Groupes anonymes, silhouettes incertaines, visages effacés, individus sans identité et sans perspective formelle pour les soutenir. La figure humaine livre son propre combat : celui d’exister dedans/dehors par touches répétitives, dans l’ombre, la nuance et le dégradé des blancs ; celui de puiser dans sa propre lumière et par le vide sa faculté de mouvement.

J’esquisse, comme une éternelle rétrospective, les contours d’un corps changeant, inlassablement travaillé au doigt, au pinceau ou au couteau.

Le paysage : traversée de mes multiples visages

Avec le paysage, une ligne de partage horizontale haut/bas se construit. Ici le rêve et le réel s’alimentent l’un l’autre et se heurtent à leurs propres frontières, la couleur et les éléments s’apprivoisent pour se fondre dans l’espace. La terre s’imprègne d’eau, l’eau se gonfle d’air et le souffle du vent se suspend comme pour mieux répondre à une représentation de panoramas invariablement introspectifs. » / Muriel DOREMBUS

 

 

Claude FRANCHETEAU

« (...) Une ligne d’horizon sombre, constituée de quelques éléments figuratifs, situés dans la partie inférieure de chaque toile, précise discrètement le lieu. Puis un vaste espace, occupant près des trois quarts de la toile s’épanouit dans un parcours immobile pour le regardeur. En résonance avec les paysages des peintres hollandais ou ceux de John Constable, la représentation du ciel, incommensurable par nature, suggère que l’espace se développe verticalement et latéralement. Des masses crémeuses, presque palpables, céruléennes ou ombrées, très denses, s’équilibrent avec des myriades de reflets, de teintes lumineuses et de nuances tonales variant à l’infini, inquiétantes ou sereines. Si l’on regarde un détail de chaque espace pictural, à l’aide d’une loupe ou d’un zoom photographique, on passe du côté de l’abstraction et des énigmes fractales. Le spectateur en oublierait presque qu’il s’agit d’une toile. C’est une portion de l’univers que l’on a devant soi et que l’on contemple sans fin. Une véritable gageure pour le peintre Claude Francheteau qui met entièrement son art au service de la complexité chromatique des paysages et des émotions qu’ils suscitent. » / Cécile FAVER. Presse-Océan, mars 2005.