CHRISTIAN DUCHESNES

CHRISTIAN DUCHESNES

GALERIE PICOT-LE ROY

Du 8 au 28 juillet 2018

MORGAT PRESQU’ILE DE CROZON (29)

 

 

CHRISTIAN DUCHESNES

Christian Duchesnes, que nous exposons pour la première fois, présentera une série de paysages et de portraits, dans une facture sublime – peintures sur planche de verre organique- ou étonnante – encre sur des lettres anciennes.

Né à Paris, il nourrit depuis toujours un amour de la Bretagne transmis par son père. Après l’Ecole Penninghen et l’ENSAM, il entreprend une carrière artistique multiple allant de l’art mural à l’audiovisuel en passant par la photographie. Il a notamment beaucoup photographié l’île d’Ouessant sur plusieurs années. Il devient ensuite professeur d’Arts appliqués.

La recherche de différentes matières et supports le passionne : il peint sur papier, sur des lettres anciennes, à l’encre, avec des pigments ; il réalise des gravures, des monotypes. Récemment il a mis au point une technique de peinture sur planche de verre organique. Par des combinaisons savantes des matériaux, où l’encre se mêle aux pigments, où la peinture glisse sur le verre, où le portrait jaillit des lignes de la lettre, l’artiste nous livre une oeuvre mystérieuse, fascinante, d’une grande mélancolie, où la lumière est omniprésente.

« Ce sont les ciels qu’on voit d’abord… Ils surplombent des landes de tourbe, brunes et épaisses ou rien ne pousse plus depuis longtemps. Au loin, l’ombre massive d’une bâtisse anguleuse découpe parfois ces horizons d’apocalypse. Seules quelques zébrures azurées, comme d’improbables promesses de jours meilleurs, viennent contrarier l’infinie déclinaison des gris…

A quelle mystérieuse alchimie s’est soumis Duchesnes pour livrer ces visions fulgurantes qui jusque dans leur abstraction, évoquent si intimement la mélancolie de nos territoires extrêmes ? Peu importe au fond. Qu’il peigne, grave ou photographie, il nous embarque. Il nous saisit. Au-delà.

Et c’est là la force de cette œuvre puissante. De cette sobre rudesse émane une tragique beauté. La noirceur du temps en miroir de notre implacable condition. »