BERNARD MOUGIN

BERNARD MOUGIN

GALERIE DANIELLE BOURDETTE GORZKOWSKI

Du 28 avril au 3 juin 2018

HONFLEUR (14)

 

 

BERNARD MOUGIN

 Il y a exactement un siècle, naissait Bernard Mougin (1918-2002) dans une famille d’artistes. Tout prédisposait le troisième enfant du célèbre céramiste de l’École de Nancy, Joseph Mougin, a suivre la tradition familiale. Dès son plus jeune âge, Bernard Mougin commence à pétrir la terre. Il fait ses classes avec l’art animalier. Mais, à cette inspiration assez courte, succède la passion pour la femme. Souvent voluptueuse, quelquefois pudique, toujours harmonieuse, ses œuvres bénéficient d’un souffle créateur laissant toute sa place à l’expression toujours équilibrée et maîtrisée des volumes. Sa vie durant, l’artiste se laisse emporter par cette joie profonde, irrésistible, d’exprimer la beauté d’un visage, la sensualité d’un torse ou l’architecture singulière d’un corps.

Du monumental à l’intime, d’une stylisation exprimée par l’étirement des corps tout au long des années cinquante et soixante, puis au retour « viscéral » au milieu des années soixante-dix, à une figuration classique, le sculpteur laisse une œuvre authentique et puissante. Cette quête permanente de l’émotion s’inscrit pleinement dans le foisonnement artistique de la seconde moitié du XXe siècle. C’est au travers des matériaux divers : pierres en taille directe, terres cuites ou bronzes que Bernard Mougin  explore l’esthétique du corps et son inépuisable dictionnaire de formes, de courbes, de proportions à travers une ode à la vie saisissante. Ses œuvres sont le témoignage d’un caractère affirmé et indépendant dans l’effort créateur.

Le Dr. Jacques G. Peiffer, expert en céramique, note : « Bernard Mougin n’évoque pas à demi-mot ses sujets, il leur impose avec efficience sa volonté, libérant l’œuvre de ses contraintes formelles et théoriques. Cela lui est possible tant il maîtrise son métier et s’en sert pour rendre visible et intelligible l’aura plasticienne. Il s’agit bien ici de métier à la pratique longuement mûrie avec une ferveur lyrique qui le poussait à exacerber ce monologue privilégié, fruit d’une mise en abîme du corps humain. »