BAHRAM HAJOU

BAHRAM HAJOU

GALERIE GNG

Du 8 janvier au 9 février 2019

PARIS 6ème

 

 

BAHRAM HAJOU

« L’espace de l’intimité du couple est la chambre, signifiée par les fenêtres, le lit, le guéridon. Très vite, le peintre n’en a plus besoin, il tire le rideau. Le drap du lit semble lui servir de surface picturale.  Cette peinture s’inscrit dans la tradition de l’expressionnisme allemand. Mais la douceur de la touche lui est unique, rappelant la sensualité de l’Orient.

 

La nudité n’est pas le nu écrit l’historien anglais Kenneth Clark en retraçant l’évolution de la thématique du nu dans l’art. À la Renaissance, on le voulait plus beau que nature. Le désir, la douleur ou les autres émotions exacerbées n’avait pas le droit de contrarier l’équilibre et l’harmonie dont seul l’art pouvait lui conférer. Aujourd’hui, la beauté a changé de visage, la réalité du corps éprouvé inspire la création. Chez Bahram Hajou, la nudité devient une confession : « Quant après vingt-trois ans de mariage, les digues rompent, cette dérive a besoin d’être analysée. Un écrivain écrit, un musicien compose, moi, peintre, je peins... Et c’est mon paysage intérieur que je présente » confesse Bahram Hajou dans une interview. On suit le regard du peintre se posant ci et là, sur une partie du dos ou du torse, sur un visage et des fragments de corps qui lui sont familiers. Il nous les montre avec franchise et clarté. Il couvre ses personnages avec des plages de couleurs transparents comme des tissus. Les corps devenus des images évoquent désormais de silencieuses architecture sexuée. » Confessions par Ileana Cornea