ANOUK GRINBERG

ANOUK GRINBERG

GALERIE GNG

Du 23 avril au 25 mai 2019

PARIS 6ème

 

 

ANOUK GRINBERG

Anouk Grinberg écrit : « Si je dessine quelqu’un qui mange un autre, c’est que j’ai vu quelqu’un manger un autre. Il peut bien avoir l’air d’un agneau, c’est un loup et moi je l’ai vu. Ce qui est caché est aussi réel, voire bien plus – que ce qui est montré. ». Ces têtes, ces corps, ne traduisent pas le désespoir, ni la violence, ni le mal, ils ne participent ni de l’hystérie ni de l’indignation. Anouk Grinberg ne désigne pas des postures, elle ne fait pas de caricatures, la satire comme le prêche lui sont étrangers. Aucun jugement moral n’est porté sur ses personnages, c’est pourquoi elle peut écrire : « C’est gai même si c’est triste. » Ses créatures témoignent avant tout de l’empathie de l’auteur avec le reste de la Création, de son acquiescement, de son amour du monde, condition incontournable de son art. Et en même temps du rejet de tout ce qui l’avilit ou le travestit. En cela, son premier métier, celui de la comédienne, communique avec celui du peintre : l’un comme l’autre demandent de faire en soi une place pour les autres, l’un comme l’autre laissent apparaître ce qui est caché. Tzvetan Todorov