ANDRE - LEHOUSSINE - TROUILLET

ANDRE - LEHOUSSINE - TROUILLET

GALERIE AU DELA DES APPARENCES

Du 12 avril au 5 mai 2018

ANNECY (74)

 

 

ANDRE - LEHOUSSINE - TROUILLET

Des rides, des sillons, des trous. Jacques-Victor André sculpte en creux. Arbres, grottes, portes. Les creux figurent l’ombre et le mouvement, failles dans la matière, tressaillements de lumière. Ils respirent. Expirent l’ombre qui nous entoure, inséparable du vivant tel qu’il remue, s’étire, explose. Inspirent l’ombre qui nous assaille, de l’intérieur, au moment du passage.

Le sculpteur fraye des passages. Le parcours le conduit d’abord à une grotte, niche en gestation, réminiscence d’une vie antérieure idéalisée, minéral en voie de métamorphose végétale, arbre-grotte, arbre-nuage. Puis la porte s’entrouvre, en biais, monumentale, et sur elle repose l’équilibre de la figure. Lorsque le franchissement s’opère, la percée reste étroite, évidée dans des architectures abstraites, ou coulée s’immisçant entre les pans d’une falaise.

Tout passage est secret, bien sûr, et il raconte un rêve.

« La peinture tente de toucher du bout de la main sa propre réalité intérieure. Je ne sais jamais ce que je vais peindre, je vis au présent dans ma peinture. Je commence une dizaine de tableaux que je travaille sur 1,2 ou trois ans. Je reviens sans cesse dessus. Je commence par des fonds sombres et clairs où je travaille seulement les masses et la lumière sur toute la surface. C’est très physique. Je ne fais jamais d’esquisse, de trait. J’ai une vague idée, mais une fois le tableau lancé, des choses apparaissent inévitablement. Le matin, le regard est irremplaçable justement parce qu’il n’est pas réfléchi, pas conscient. Mon œil accompagne le geste et il m’aide avec le temps entre chaque séance à voir surgir la peinture. Les nature-mortes sont nées de ma passion pour Chardin et Morandi. Pour sortir aussi de mes figures et du portait qui peuvent m’enfermer. Depuis que je suis à la campagne, les ciels m’ont amenés au paysage. C’est ainsi que je vis avec la peinture. » Malek Lehoussine

"La peinture de Christine Trouillet nous emporte dans un monde bruissant de murmures, un monde hors du temps.

Christine Trouillet puise son inspiration dans l’intimité des maisons, “dans ces lieux de passage où les traces personnelles se croisent, se frôlent et s’enlacent le temps d’une traversée”

Christine Trouillet immortalise le quotidien, en extrait le substrat, nous le donne à voir en lui conférant l’once d’intemporalité qu’il porte en lui."