Nicolas CLUZEL

Le travail de Nicolas Cluzel nous le suivons depuis plusieurs mois. A 25 ans cet artiste nous montre un monde bien inquiétant, bien perturbé, un monde empreint de souffrance.

« Un monde aux couleurs récurrentes, le rouge et le noir… la chair ». « Les entités déchiquetées de Nicolas Cluzel s’ouvrent à tous les extrêmes des surgissements vitaux. De la crue crudité aux affres du tragique, de la jouissance féroce au grotesque ricanant, infinies sont les passerelles au pays du tout-corps » écrit Christian Noorbergen et il est certain que ses créations se révèlent à nous avec une sensation bien étrange. Coup de cœur donc pour cet univers prometteur à suivre absolument !

 

« Ce qui m'intéresse dans la tête, ce sont les dimensions générales, la manière de signifier l'œil, la bouche, de manière très commune, sans vraiment les représenter. Comme dans les dessins d'enfants où les choses sont très schématisées… Dans les têtes, il y a un rejet de singularité, de détail. On ne donnera pas une référence dans la réalité. Par exemple, on ne reconnaîtra pas telle personne; je ne peins pas telle personne dans le détail, je peins ce qui nous caractérise tous de manière générale. C'est la manière de signifier » explique Nicolas.

 

« Le jeune peintre donne corps à son peuple natif, effaré, effarant : éclats d'identité, sensations sismiques, surgissements spectraux ou visions d'insomnie. Au delà du tourment, c'est la tourmente ontologique qui habite regards et postures de ces silhouettes déferlantes. Ces intrus fulgurants traversent le néant de la toile et se cognent à la lumière du réel…» Antoine Campo.

 

 

 

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