Michel ROTY

Michel Roty, À cœur ouvert

Michel Roty n’est pas un homme comme les autres. Il n’y a pas un cœur qui bat dans sa poitrine. Il y en a plusieurs. Des dizaines de cœurs de toutes les couleurs et de toutes les humeurs. Des cœurs transis et rouges d’émoi, recouverts de tulle ou de coton, et d’autres fendus ou blessés, enfermés, grillagés. En un mot, empêchés. C’est qu’il n’est jamais simple d’aimer, que l’on ait un cœur ou que l’on en ait plusieurs.

Michel Roty n’est pas non plus un peintre comme les autres. C’est un peintre qui opère autant qu’il peint. Dans le petit atelier tout en longueur qui lui sert de clinique, quelque part dans la campagne aux alentours de Muret, Michel Roty ouvre, coupe et encolle. Il panse les plaies et suture les cicatrices qu’il a sans doute ouvertes dans un accès de rage ou de tristesse…

Michel Roty n’est pas un peintre qui opère n’importe comment. C’est un peintre qui n’opère qu’à cœur ouvert. Qui ne nous parle que de nos amours, de nos peines et de nos pertes. Du déterminisme de nos destinées, de l’érosion du sentiment amoureux, de la violence de la séparation, de l’omniprésence du racisme…

Extraits d’un article de Didier Goupil

 

 

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